La lettre du réseau de la prévention 31

N°5 Juillet-Août 2015

L’Edito

Le site internet  bouge, le réseau de prévention s’étoffe, les initiatives des partenaires enrichissent notre action …
Après la mise en place en début d’année des entrées départementales du site, rendue possible grâce à la mobilisation de vos interlocuteurs de proximité, nous saluons l’initiative de la fédération bancaire française avec l’ouverture du site «AVECLESPME», présenté dans ces colonnes.  De nouveaux partenaires nous ont rejoints : les commissaires aux comptes, Initiative Haute-Garonne et le CIP, centre d'information sur la prévention des difficultés des entreprises.
Votre site «tpe-pme-prévenir-…» se veut plus attrayant. Il se dote d’un nouveau nom de scène (plus court) et change de costume. Le site sera désormais appelé «réseau prévention»  et le bandeau de la page d’accueil simplifié, «relooké». Effectives dès le mois de septembre, ces modifications permettent toujours l’accès au site par le nom de domaine initial, qui, disons-le, enregistre maintenant des performances intéressantes via les moteurs de recherche sur internet.
« Ni trop seul, ni trop tard » … c’est le fil rouge qui guide notre démarche. Pour la porter, un réseau qui se diversifie et se déploie avec le souci de vous aider plus efficacement dans ces moments de crise, toujours difficile à vivre, et dans lesquels l’écoute et la réactivité sont primordiaux.

Le Comité de Pilotage du réseau de la prévention 31

Focus : ENTREPRISE AGILE  et si vous sous-traitiez !

Tout un chacun connait la notion d’étiage qui définit pour une rivière le volume d’eau le plus bas comme le niveau d’eau le plus élevé qui coule dans cette rivière au cours de l’année.
Sauf cas particulier, une entreprise connait des variations de son carnet de commande qui s’apparente à de l’étiage et  doit faire face alternativement à des niveaux très bas et des niveaux très hauts d’activité, alors que son outil de production reste globalement identique toute l’année. Quel bonheur si l’afflux de commandes était régulier tout au long de l’année et correspondait au niveau moyen de production !
Le chef d’entreprise se trouve confronté à un choix délicat :

  • s’équiper pour faire face à l’étiage haut (les pointes) et supporter les charges de cet équipement même en période de disette commerciale,
  • ou refuser les commandes qui en période de forte demande ne pourraient pas être produites et par ce fait mécontenter ces clients et laisser passer de l’activité.

Et si l’agilité de l’entreprise permettait d’échapper à ces deux positions extrêmes ?
De fait, cette variabilité s’organise. Une des méthodes consiste à mettre en place un réseau de sous-traitance avec des partenaires. Bien entendu, cela ne s’improvise pas : Faire exécuter par un sous-traitant  selon les caractéristiques et les habitudes de son entreprise demande de la rigueur, de la méthode et de la conviction. Lors de l’exécution d’un travail, tous les processus implicites de l’entreprise, les détails qui ne sont pas répertoriés dans le référentiel  qualité ISO sont autant de pièges, sources de mécontentement clients et de litiges entre partenaires.

Sous-traiter, ce n’est pas passer une commande et recevoir une facture, c’est essentiellement établir un cahier des charges précis, comportant notamment la façon dont on contrôlera la production livrée. C’est assurer le suivi en cours de fabrication et qui demande du  temps à passer avec le sous-traitant pour l’amener à respecter tous les détails de la demande.
La bonne sous-traitance prend du temps (10 à 15% du volume sous-traité). Elle doit être intégrée dans la gestion de l’entreprise : trésorerie, tableau de bord, etc.
Mais, bien utilisée, la sous-traitance est un outil fantastique d’agilité, de réponse aux besoins des clients, dans un cadre de dépenses contrôlées, sources de profits.


En savoir plus : OUTIL 2 : LE TABLEAU DE BORD DE GESTION

Actualité : La FBF lance WWW.AVECLESPME.fr  nouveau site pratique destiné aux PME

Conçu pour les PME, le site AVECLESPME.fr explique et explore la relation des partenariats du chef d’entreprise avec sa banque. Il propose des réponses aux questions de tous les jours que se posent les dirigeants : que dire à son banquier ? A quel moment et à quelle fréquence ?Comment présenter ses projets, sous quelle forme, avec quel document ? Quels sont les avantages et inconvénients des différents financements possibles ? …
Enrichi en permanence d’actualités, de reportages, d’initiatives locales et de conseils, ce site pratique et pédagogique apporte aux chefs d’entreprises et à tous ceux qui les accompagnent, fédérations professionnelles, chambre consulaires, associations…, une meilleure compréhension de la relation bancaire, indispensable pour nouer un dialogue quotidien efficace fondé sur la confiance réciproque.
Ce nouveau site est une contribution supplémentaire à l’engagement réaffirmé des banques à l’égard des PME qui sont essentielles à la croissance et constituent de ce fait un axe stratégique central pour les banques. Plus de la moitié des 825 milliards d’euros de crédit aux entreprises sont accordés aux PME.

A retenir :   L’importance du recouvrement   

Les PME-TPE prises dans le maelström du quotidien, sont souvent peu attentives aux délais de paiement client. C’est pourtant  un acte de précaution important.
La santé de la trésorerie de l’entreprise  sera d’autant meilleure que l’entreprise réduira le temps entre la livraison et le paiement par le client. Le besoin de trésorerie (le fameux BFR) se réduit, moins de négociations avec le banquier, moins de frais bancaires et pourquoi pas des intérêts sur les sommes que l’entreprise pourra placer. Facturer dès la livraison, suivre un échéancier, deux techniques permettant de mieux contrôler les rentrées d’argent donc le prévisionnel de trésorerie.
Plus un client traine à payer, plus cela doit interroger le chef d’entreprise. Cela traduit très souvent des difficultés de trésorerie qui peuvent entraîner un dépôt de bilan ou une procédure judiciaire et la perte de la créance.
« Le chèque est parti, le comptable est absent, je vous envoie le paiement ce soir » autant de petits mensonges entendus des dizaines de fois chargés de calmer l’ardeur du créancier. En cas de difficulté avérée du client, si cela est encore possible,  il faut négocier un échéancier avec celui-ci (qui peut être de bonne foi).Il ne faut pas, par contre, tolérer le moindre écart et ne pas avoir peur d’initier une procédure de recouvrement contentieux dès la première entorse à l’échéancier.

Focus en région :

Un outil supplémentaire pour la prévention : le CIP
L’ordre des experts comptable a été l’un des fondateurs du Réseau Prévention Midi-Pyrénées. Son ancien Président, Bruno Le BESNERAIS, s’était engagé pleinement dans la mise en place de ce dispositif.
Son  successeur, le Président Jérôme  CATHALA, a prolongé cette volonté en mettant en place avec la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Toulouse, l’Ordre des Avocats du Barreau de Toulouse, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Garonne et l’Association des Juges Consulaires de Toulouse, le Centred’Informationet de Préventiondes difficultés des entreprises  « CIP ».
Le CIP propose notamment au travers des « Entretiens du Jeudi » d’accueillir de manière confidentielle des chefs d’entreprises qui souhaiteraient recueillir l’avis d’experts sur les difficultés qu’ils rencontrent et être orientés vers les meilleurs conseils pour passer cette  période particulièrement éprouvante.
Pour aller plus loin : http://www.cip-national.fr/

Agenda

CCI de Toulouse :  Jeudi 17 septembre 2015, Forum économique de Toulouse


CCI de l’Aveyron : Mardi 29 septembre 2015,GESTION ET ANALYSE FINANCIERE Concepts et Mécanismes financiers
Mercredi 30 septembre 2015,  Outil de pilotage de l’entreprise : gestion de la PME


MEDEF & CCI du Tarn : Jeudi 1er octobre 2015 à partir de 14h00 :  Votre entreprise est vulnérable : reprenez le contrôle ! Veille stratégique, prévention des risques et influence : l’intelligence économique au service de votre entreprise

FAQ :
Bonjour, je dirige depuis plus de dix ans une entreprise qui emploie huit salariés. Mon activité se porte bien mais je rencontre un problème de trésorerie important  dû à un gros impayé client.
Je ne vais pas pouvoir faire face à toutes les charges  notamment URSSAF et TVA courantes du trimestre prochain. La banque n’accepte pas un découvert plus important et je ne peux pas prendre le risque de négocier avec mes fournisseurs des délais plus longs.
Que puis-je faire avant qu’il ne soit trop tard ?
REPONSE :
Lorsqu’une entreprise rencontre des problèmes d’ordre conjoncturels, tout en étant structurellement saine, elle a la possibilité de solliciter, en toute confidentialité, un étalement de toute somme au titre d'impôts, de taxes, de cotisations de sécurité sociale, des cotisations d'assurance chômage,… auprès de  la Commissions départementales des Chefs de Services Financiers (CCSF) de la Direction Départementale des finances publiques (DDFIP).
Pour en bénéficier, il vous faut saisir un dossier en ligne et être impérativement à jour des parts salariales au titre des dettes arriérées auprès de l’URSSAF et du POLE EMPLOI SERVICE.

Pour en savoir plus, cliquez ici

 www.tpe-pme-prevenir-mp.com